Sud de la Colombie

Sud de la Colombie

Nos premières étapes en Colombie, entre cité coloniale, civilisation mystérieuse et désert aride…

À peine la frontière avec l’Équateur franchie, nous faisons un petit crochet pour voir le sanctuaire de las Lajas, à quelques kilomètres d’Ipiales. Ce sanctuaire renommé dans toute la Colombie est très photogénique, avec son église de style néogothique et son pont juste devant, enjambant un canyon. 

Nous reprenons notre routine avec de nombreuses heures de bus pour rejoindre la ville de Popayán. Popayán avec son patrimoine colonial et son surnom de « ville blanche » nous a beaucoup rappelé les villes de Sucre en Bolivie et de Cuenca en Équateur. En effet, les rues du centre-ville sont bordées d’édifices aux murs chaulés, d’imposantes églises et de maisons de nobles familles renfermant d’agréables patios. La ville de Popayán est également très réputée pour ses célébrations de la Semaine Sainte, où ont lieu des centaines de processions, qui ont d’ailleurs été classées au Patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Nous n’avons pas manqué de goûter les spécialités culinaires de la ville, dont les empanadas de pipián, à la farce composée entre autres de pommes de terre violettes, cacahuètes, ail, oignons, tomates et épices. Miam ! Nous commençons aussi notre découverte des nombreux fruits tropicaux colombiens , dont le lulo, qui donne un jus un peu acide, entre l’ananas et le fruit de la passion.

Nous posons ensuite nos sacs à San Agustín. Cette bourgade située à 1730 mètres d’altitude se situe au milieu d’une vallée luxuriante, où l’on retrouve de nombreux vestiges archéologiques d’une civilisation perdue. Nous avons commencé nos explorations par le parc archéologique. Ce vaste parc regroupe la majorité des statues en pierre qui subsistent de la civilisation agustinienne, qui aurait existé entre 1100 avant JC et le XVIème siècle (mais leur disparition n’a pas de lien avec l’arrivée des colons pour une fois). Les statues sculptées représentent le plus souvent des hommes, parfois tenant des instruments de musique ou des armes, ou encore ayant un rôle de chaman, et parfois des animaux (singe, jaguar, caïman, oiseau, aigle, serpent). Ces statues étaient souvent localisées devant des tombes, où des ossements humains ont été découverts aux côtés de poteries, objets de la vie quotidienne et bijoux. Les mystères persistent autour de cette civilisation et du rôle précis de ces statues. Pour rejoindre d’autres statues, nous avons marché au milieu de plantations de café, de bananiers et d’orangers, c’était magnifique !

Nous avons pris part à une excursion pour découvrir la région de San Agustín que nous n’aurions pas pu visiter par nous-mêmes à pied. Niché au milieu des plantations de canne à sucre, nous avons visité un atelier de fabrication de panela, un sucre non raffiné que l’on connaît plus en France comme du sucre rapadura. Pour fabriquer la panela, il faut extraire le jus de la canne à sucre, le faire cuire à haute température, formant ainsi de la mélasse, puis le faire refroidir sous forme de pains. La panela est très populaire en Colombie, ils s’en servent dans le café ou en boisson chaude dans l’aguapanela (tout simplement de l’eau chaude et de la panela). C’est très sucré, un peu caramélisé, à consommer avec modération !

La journée s’est achevée en visitant le détroit du río Magdalena, le fleuve le plus important de Colombie, qui la sillonne quasiment du Sud au Nord, et dont le lit, à cet endroit-là, ne mesure que 2 mètres de largeur et soit disant 13 mètres de profondeur, mais nous ne sommes pas allés vérifier !

Nous quittons les vertes montagnes de San Agustín pour l’un des deux déserts de Colombie, le désert de Tatacoa. Nous sommes accueillis par une douce chaleur caniculaire. Essayant de partir de bonne heure, nous avons loué deux VTT pour découvrir tout d’abord le désert gris.

Nous découvrons des formations minérales, sèches, de couleur gris-beige. Le chemin du retour pour rendre les VTT est un peu plus difficile en raison de la température ambiante qui doit approcher les 35 degrés.

Nous essayons de nous mettre à l’ombre pour le déjeuner, composé d’un fromage de chèvre local, apparemment spécialité du coin (qui n’a toujours pas de goût), et de limonade à la panela et au citron vert. De quoi redonner quelques forces pour affronter à nouveau le soleil et la chaleur lors de notre balade de l’après-midi, à la découverte du désert rouge. Ils ne se sont pas compliqués la vie pour nommer les différentes parties du désert de Tatacoa !

En effet, dans le désert rouge, les formations minérales sont de couleur ocre, avec un peu plus de végétation (et des chèvres qui se délectaient des feuilles bien vertes des quelques arbres). On se serait crû dans un mini Grand Canyon ! Malgré les litres de flotte que nous avons perdus au cours de cette journée plus que chaude, nous en avons encore pris plein les yeux au désert de Tatacoa !

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la ville de Cali, étape urbaine et festive avant la zone café !

5 commentaires
  • Héloïse
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    Coucou 😉

  • Colette et Michel
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    Nouveau pays, nouvelles découvertes et toujours autant de magnifiques surprises. On se régale les yeux dans les déserts autant par les couleurs que par les reliefs.

  • Shirley
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    C’est bon j’ai rattrapé mon retard. Quelles aventures vous vivez! Profitez de ce dernier pays! Bisous

  • Hélène et Bruno
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    Grosses bises de l’Allemagne. Ie paysage est magnifique. les statues sont superbes. Pierre et Sibylle.

  • Anne-Cécile
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    Hello, j’aime beaucoup le désert rouge et il est étonnant de voir 2 déserts aussi différents l’un à côté de l’autre. bonne continuation et à bientôt.
    PS : C’est dommage, vous allez louper la mondée !!! Bisous

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