Tarija, Potosí, Sucre

Tarija, Potosí, Sucre

Nous quittons la belle contrée sauvage du Sud-Lipez pour découvrir des paysages plus urbains en Bolivie.

Nous nous dirigeons vers Tarija, grande ville au Sud-Est du pays. Le climat y est agréable, et nous apprécions de nous balader dans le centre-ville. Nous faisons un crochet par le musée national paléontologique, qui expose des squelettes d’animaux préhistoriques retrouvés dans la région. Mais Tarija est surtout connue car elle est située au sein de la principale région viticole de Bolivie. Nous n’avions pas entendu que du bien des vins boliviens, et avons préféré nous faire notre opinion par nous-mêmes. Les cépages sont cultivés entre 1600 et 2200 mètres d’altitude, ce qui les rend relativement uniques ! Un propriétaire de cave un peu excentrique nous a proposé une dégustation un peu spéciale d’un mètre de son vin. Il nous avait pourtant dit juste avant qu’il fallait apprécier ses vins sans chercher à s’enivrer ! S’en est suivie une dégustation d’une dizaine de ses crus, tous de l’année dernière, la grande majorité ayant du sucre rajouté.. Ce qui donne un vin rouge sucré… Nous n’avons pas trop aimé mais peut-être faut-il que nos palais s’habituent !

Sans transition aucune, un trajet en bus interminable (pour cause de soutes fortement chargées en oranges) nous a amené à Potosí. Cette ville coloniale est établie à 4 090 mètres d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde. Une visite à la Casa de la Moneda nous a permis d’en connaître plus sur son histoire. Cette ville a été la plus grande et la plus riche des Amériques dès la découverte de filons d’argent au sein du Cerro Rico en 1545. Bien sûr, seul le Royaume d’Espagne bénéficiait de cette prospérité. On ignore la quantité exacte d’argent qui fut extraite du Cerro Rico au cours de quatre siècles de productivité, mais une croyance populaire affirme qu’elle aurait permis aux colons espagnols installés en Bolivie de construire un pont d’argent jusqu’en Espagne tout en leur laissant des quantités suffisantes à transporter par cette voie.

Malheureusement, l’exploitation de l’argent a été responsable de la mort de milliers d’indiens et d’esclaves africains au fil des siècles. Les mines sont encore exploitées, même si on ne trouve presque plus d’argent dans le Cerro. Désormais, les mineurs recherchent principalement du fer, de l’étain et du plomb, dans des conditions misérables, en mettant leur vie en danger quotidiennement, à cause du risque d’accidents dans les mines d’une part, et de la survenue de silicose et d’insuffisance respiratoire d’autre part. Nous avons simplement marché jusqu’au pied du Cerro Rico, sans visiter de mine, pour des raisons éthiques et de sécurité (Jean-X, si tu nous lis!). Néanmoins, le centre-ville de Potosi reste chargé de cette histoire coloniale et est riche de beaux monuments. Au cours d’une soirée, nous avons assisté à la parade d’un lycée de garçons, avec fanfares, chants, danses et costumes. Étonnant !

Nous poursuivons notre découverte de villes coloniales boliviennes, à Sucre. Sucre, considérée par beaucoup comme la plus belle ville coloniale de Bolivie, est la capitale constitutionnelle du pays.

En effet, le centre-ville est très agréable, avec sa belle place centrale plantée d’arbres, ses nombreuses églises et bâtiments coloniaux renfermant de jolis patios, souvent de couleur blanche immaculée. Nous avons aimé flâner dans le marché, avec ses « quartiers » de poulets, de pâtisseries plus ou moins alléchantes, de patates, de jus de fruits, d’infusions aux multiples vertus… 

Entre Tarija et ses vins originaux, Potosí et son histoire coloniale en demi-teinte et l’étincelante Sucre, nous apprécions de plus en plus découvrir l’histoire et la culture bolivienne. 

Si vous êtes perdus dans la géographie sud-américaine (ou bolivienne) ou si vous souhaitez simplement savoir où on est en temps réel, n’hésitez pas à consulter notre TravelMap sur la page d’accueil du blog : https://1reve2voyageurs.fr/

À suivre, plus de nature…

4 commentaires
  • Bruno et Hélène
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    Merci pour cet excellent reportage, urbain cette fois, avec des scènes improbables ( la dégustation de vin sucré au tuyau ! ) , le défilé festif et les magnifiques photos des étals des marchés et des boliviennes.

  • Anne-Cécile
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    Très différent de la dernière fois, nous changeons vraiment d’ambiance. J’aime beaucoup les couleurs des photos !! Bises

  • Colette et Michel
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    Encore un total dépaysement!!! Les images du marché sont superbes: quelle abondance et que de couleurs!!!

  • jean-Gabriel
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    Superbes images ! Merci les loulous, attention quand même après la dégustation.

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