Nord de l’Equateur

Nord de l’Equateur

Nos dernières aventures en Equateur (et pas des moindres) !

Nous avons quitté Quito pour trouver un peu plus de sérénité à Mindo. Ce gros village est situé au cœur de la forêt de nuages équatorienne. Ici, la végétation est ultra-luxuriante, notamment grâce aux averses fréquentes en fin de journée. Nous en aurons fait les frais dès la sortie du bus, car nous avons été accueillis par la pluie, qui a duré jusqu’au soir ! Mindo est également réputé pour le nombre faramineux d’espèces d’oiseaux que l’on peut rencontrer dans les environs. 

Nous avons randonné jusqu’à un ensemble de cascades au milieu de la forêt de nuages. Pour accéder au site, nous avons traversé le lit de la rivière, plusieurs centaines de mètres au-dessus du vide, à l’aide d’une tarabita, téléphérique/panier à salade propulsé par un moteur de camion. Le long du sentier menant aux différentes cascades, nous avons pu voir une toute petite grenouille et plusieurs orchidées sauvages. Une fois arrivés à la cascade Nambillo, Romain n’a pas résisté à la tentation de se baigner dans la piscine naturelle avec option nage à contre-courant. Malheureusement, il n’a pas pu se sécher au soleil car il s’est mis à pleuvoir des cordes. Nous sommes donc retournés au village sous la pluie, pluie qui n’a pas cessé de toute l’après-midi et la soirée !

Le lendemain, avant de quitter Mindo, nous sommes allés observer des oiseaux dont des colibris. Les colibris étaient attirés par des mangeoires remplis d’un liquide sucré. Les prendre en photo a été plutôt compliqué, mais quel spectacle nous avons eu, à écouter le bruissement de leurs ailes, et à admirer leurs couleurs irisées, leur façon de voler sur place ou de siroter leur repas !

Colibris au ralenti

La dernière étape de notre séjour en Equateur a été la ville d’Otavalo, renommée pour son marché artisanal.

Nous avons visité les environs en allant randonner autour du lac de Cuicocha, qui occupe le fond d’un cratère de volcan. Les deux îles au milieu du lac ressembleraient au dos de cochons d’Inde, ce qui aurait donné son nom au lac (Cuicocha signifie « lac cochon d’Inde » en Quechua). Nous avons croisé peu de monde et avons beaucoup aimé les différentes vues que nous offrait le sentier à 360 degrés autour du lac ! Et nous avons pris quelques couleurs, surpris par le ciel couvert (puis découvert) équatorien !

Fraîchement débarqué de Colombie, nous avons retrouvé Max, que nous avions déjà croisé à Montréal en rendant visite à Thibaut et Shirley. Nous en avons profité pour visiter avec lui les attractions d’Otavalo : El Lechero, un arbre réputé pour ses pouvoirs curatifs, et le parc des condors, avec ses nombreux oiseaux et une démonstration de vol de quelques rapaces. 

Nous avons fait le tour de ce que nous voulions voir à Otavalo, et plus généralement en Equateur, il était l’heure de faire nos valises pour aller en Colombie !

Mais… nous aurions dû nous en douter au petit matin car la ville semblait anormalement calme… une grève nationale des transports publics et privés a démarré la nuit-même, en réaction à une annonce du Président de la République Équatorienne de monter le prix des carburants entre autres, afin d’obtenir un futur prêt du FMI. Résultat : aucun bus ne circule, et des barrages empêchent la circulation sur de nombreuses routes. Du coup on reste à l’hôtel, on trie des photos, on appelle nos proches. On va se balader aux cascades de Peguche, toujours en compagnie de Max, qui n’a pas pu non plus aller à Quito. Après deux jours de bloquages, les syndicats annoncent la fin de la grève, car leurs négociations avec le gouvernement leur conviennent (ils augmentent tout simplement le prix des billets de bus et des courses de taxi). On refait notre sac dans l’idée de passer la frontière avec la Colombie le jour-même. Faux espoir, la ville est toujours aussi calme… Les communautés indigènes, qui représentent un quart de la population équatorienne, ont repris les rênes des manifestations et des bloquages des routes ! À Otavalo, seules les voies d’accès sont bloquées, ce qui en fait une ville paisible, sans voiture. On continue à prendre notre mal en patience et à mener notre train-train quotidien : déjeuner dans notre cantine, qui est l’un des seuls restaurants ouverts dans la ville, s’approvisionner au marché local car beaucoup de commerces sont fermés.

Après quatre jours de bloquage et après avoir passé beaucoup trop de temps dans notre chambre d’hôtel, nous nous décidons à rejoindre la frontière colombienne, qui n’est normalement qu’à 3 heures de bus. Avec Jacek et Colette, un couple de polonais de notre hôtel, et Roman, un suisse, nous avons réussi ce périple en deux jours. Nous avons marché sur une vingtaine de kilomètres, devant parfois franchir des barrages constitués de pneus plus ou moins brûlés, de cages de foot, d’arbres couchés sur la voie, etc. Nous avons pu nous faire avancer sur le reste du trajet en faisant du stop à l’arrière de camions ou de pick-ups dont un des pompiers, ou encore en taxi sur les 70 derniers kilomètres. Ça a été fatigant, en revanche nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, les indigènes en colère ne l’étaient pas contre les touristes étrangers ! Un bonjour, un sourire, et nous passions les barrages sans encombre. Au final, nous avons été soulagés de franchir la frontière colombienne, où les agents d’immigration attendaient le client, fait assez inhabituel pour cette frontière ! Ces quelques jours auront constitué des péripéties à inscrire sur notre carnet de voyage, qui ont testé notre patience et notre débrouillardise ! À noter que les indigènes ont obtenu gain de cause (abrogation du décret d’ augmentation du coût des carburants) au bout de 10 jours de manifestations et de bloquages. 

Nous fermons donc le chapitre de l’Equateur sur fond de protestations nationales dans ce petit pays, qui est partagé entre les communautés rurales andines et la modernité de ses grosses villes, qui lorgnent du côté de l’Amérique du Nord. Nous avons beaucoup aimé découvrir ses richesses naturelles, notamment en randonnant sur la boucle de Quilotoa et en accostant sur les îles Galápagos. 

Nous partons désormais à la découverte du dernier pays de notre voyage, dont nous n’avons entendu que du bien : la Colombie ! 

5 commentaires
  • Colette et Michel
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    Ces forêts luxuriantes et leurs cascades sont toujours aussi belles et les colibris animent superbement ce spectacle! Les marchés sont toujours aussi colorés! On adore
    Une fin d’Equateur un peu stressante mais vous avez bien su vous débrouiller! Bravo!

  • Hélène et Bruno
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    Forêt des nuages, lac du cochon d’Inde :voilà des noms qui évoquent des contes et on imagine
    vos balades. La marche vers la frontière est par contre moins enchanteresse mais ouf…..

  • alain D
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    Enfin des événements impromptus, qui provoquent des rencontres aussi inattendues que précieuses.
    quel magnifique voyage!

  • Anne-Cécile
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    De superbes photos comme toujours et vous terminez une étape en Équateur avec des souvenirs biens particuliers. Très drôle, les rues vides ! Le trajet a semblé dur mais les rencontres ont surement été enrichissantes.
    Bises

  • Héloïse et Christian
    Répondre

    Holà 😉

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