De Barichara à Bogotá

De Barichara à Bogotá

Deux étapes dans des villes coloniales avant de rejoindre Bogotá, toute dernière destination de notre voyage…

850 kilomètres séparent Carthagène de Barichara, soit un bus de nuit et deux bus classiques, et presque 24 heures de trajet… Cela nous prépare pour notre voyage de retour pour la France !

Barichara est une petite ville coloniale où règne une ambiance très calme, à se demander si on est encore en Colombie ! Nous nous sommes baladés dans le centre-ville, avec ses rues pavées et ses maisons de brique ocre, aux murs chaulés et aux toits de tuile. Nous retrouvons encore les balcons en bois et les façades colorées. Nous avons résidé dans un des meilleurs hôtels de notre séjour, à prix modique malgré tout, dans une maison typique, avec un agréable patio fleuri et ouvert sur le ciel pour prendre le petit-déjeuner. Nous savourons ce confort !

Nous avons randonné jusqu’au village voisin de Guané, version miniature de Barichara, en empruntant le Camino Réal (« chemin royal »). Ce sentier de pierres avait été ouvert par un aventurier allemand au XIXème siècle et a été restauré pour le plaisir des voyageurs. Il offre des vues splendides sur le canyon du río Suarez. 

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Villa de Leyva. Villa de Leyva est aussi une ville coloniale bien conservée, classée Monument National. Là encore, nous retrouvons des rues pavées et des maisons blanches aux toits de tuiles rouges. Mais la particularité de cette ville, c’est sa monumentale Plaza Mayor. Nous savons que notre voyage touche à sa fin, alors nous prenons le temps, de déguster un café en regardant les passants, de savourer les couleurs, les bruits d’oiseaux, le climat doux. 

Enfin, nous rejoignons Bogotá, capitale de la Colombie. Nous y passons quelques jours pour ne pas se presser et au cas où les manifestations en cours nous empêchent de circuler en bus. Nous logeons dans une quartier résidentiel, où les maisons de brique nous évoquent l’Angleterre (le ciel capricieux aide un peu). Afin de nous familiariser avec cette ville comptant 8 millions d’habitants, nous prenons part à un « tour for tip ». Nous retrouvons notre guide dans le centre, sur la Plaza de Bolivar.

Autour de cette grande place se trouvent les quatre symboles du pouvoir : la cathédrale, le palais de justice, la mairie et le siège du pouvoir législatif (derrière lequel se trouve le palais présidentiel). Nous remarquons immédiatement que tous les bâtiments sont recouverts de bâches. En effet, depuis quelques jours déjà, ont lieu des manifestations en Colombie, et particulièrement à Bogotá. Et comme trop souvent, des casseurs ont pris part aux manifestations, les faisant parfois dégénérer. Nous suivons notre guide dans les rues du quartier colonial de la Candelaria, et essayons de retenir les éléments de l’histoire contemporaine très complexe de la Colombie. Néanmoins, notre guide, une jeune journaliste dynamique, nous explique que malgré ces périodes d’extrême violence, les colombiens sont heureux et gardent un espoir de paix. Nous ne pourrons pas visiter le musée de l’or, apparemment remarquable, car les musées sont fermés soit un jour par semaine, soit à cause des manifestations. Ce que nous avons vu des manifestations, c’est que ce sont principalement des jeunes, qui déambulent pacifiquement. En ce moment, ils appellent souvent à se rassembler sous forme de « cacerolazo », ou concert de casseroles. Plutôt convivial à la base donc ! Nous ne pouvions pas rater le téléphérique de Bogotá, qui nous a emmenés au sommet du Cerro de Monserrate, afin d’apprécier la vue exceptionnelle sur une partie de la ville.

Nous occupons notre temps à nous offrir des bons petits restos, à boire du café ou des chocolats chauds aux épices, à nous approvisionner en petits souvenirs. 

Notre séjour en Colombie touche à sa fin. Nous n’avons pas été déçus par ce pays, dont nous n’avions entendu que du bien. Nous devons avouer que les sept semaines passées ici ont filé à toute vitesse ! Nous avons été très bien accueillis par les Colombiens. On nous demandait souvent d’où nous venions, ce que nous venions visiter ici, si la Colombie nous plaisait, etc. Les discussions inopinées se terminaient souvent en nous remerciant de visiter leur pays et en nous souhaitant la bienvenue et une bonne poursuite de voyage. Nous avons aussi remarqué que les Colombiens sont souvent souriants et conviviaux, et aiment se retrouver en famille ou entre amis (avec la musique à fond, mais ça c’est une autre histoire). La Colombie compte des régions et des paysages variés, du désert aux forêts tropicales, en passant par les plages de carte postale. C’est le seul pays de notre voyage où nous avons vraiment eu chaud et où nous n’avons pas regretté d’avoir emporté des shorts/débardeurs/sandales ! Nous sommes très heureux d’avoir fait de la Colombie le dernier pays de notre périple !

4 commentaires
  • Colette et Michel
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    Et bien voilà! Voici la fin d’un beau périple! Vous allez revenir avec de magnifiques souvenirs autant de paysages, d’animaux que de partages avec les sud américains. C’est une grande richesse.
    Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter un bon vol de retour!
    Merci encore de nous avoir fait voyager avec vous!

  • Hélène et Bruno
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    Ces derniers cafés et chocolats en Amérique du Sud vous laisseront des saveurs inoubliables ……

  • Anne-Cécile
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    Très beau final de votre voyage, j’ai beaucoup aimé les maisons colorées ! Ce n’est pas trop désagréable de marcher sur le camino réal ? Avec tous ces pavés, attention aux chevilles. Bon retour. Bises

  • Anne-Cécile
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    Très beau final de votre voyage. J’ai beaucoup aimé les maisons colorées et ce magnifique camino réal. Avec tous ces pavés, ce n’était pas trop difficile de marcher ? Attention aux chevilles… Bon retour et bon vol ! Bises

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