Amazonie bolivienne

Amazonie bolivienne

Nous avons découvert l’Amazonie en Bolivie !

Après une nouvelle nuit en bus assez mouvementée pour cause de glissement de terrain sur la route, nous sommes arrivés à la petite ville de Rurrenabaque (ou Rurre). Rurre est située à l’orée de la partie amazonienne du parc Madidi, réputé abriter l’une des plus grandes biodiversités au monde. Nous sommes impatients de découvrir un environnement que nous n’avions pas encore rencontré lors de notre périple !

Pris en charge par une agence et accompagnés de quatre autres francophones (trois français et une belge), nous débutons notre incursion en Amazonie par la découverte de la selva (forêt). Nous embarquons sur une pirogue à moteur pour une première activité, la presse de cannes à sucre, manuelle, avec dégustation immédiate du jus de canne à sucre, très sucré (forcément) et pas mauvais, avec une peu de citron vert pressé !

Au cours des deux heures de navigation qui ont suivi, nous avons vu des animaux encore inconnus pour nous : des cabyparas, sorte de gros castors, mais de la famille des rongeurs, ils sont d’ailleurs les plus gros rongeurs du monde. Après avoir déposé nos affaires au campement, nous revêtons notre tenue d’Indiana Jones : bottes en caoutchouc et chemise blanche pour éloigner les insectes. Nous partons marcher dans la forêt, à la découverte des arbres et des petites bestioles, dont le curieux palmier à échasses, ou « arbre qui marche », qui, grâce à ses racines-échasses, peut se déplacer en faisant pousser de nouvelles racines du côté plus favorable (plus de lumière, d’eau ou de place) et en abandonnant les anciennes racines moins bien implantées.

Nous avons goûté des termites, au petit goût mentholé, appris grâce à notre guide quel arbre pouvait nous protéger contre les attaques de pumas si nous nous retrouvions seuls la nuit dans la jungle (rassurant !) et vu plein de fourmis, dont certaines font la taille d’une phalange et peuvent provoquer de fortes fièvres pendant 48 heures ! En fin de journée, atelier pêche dans le rio Beni. Pas de chance, notre dîner sera vegan le soir car la seule chose que nous avons pêchée est une pauvre petite tortue qui passait par là… 

Lors de la deuxième partie de notre expérience en Amazonie, nous allons dans la pampa, qui se découvre en pirogue, d’où nous pourrons apercevoir plus d’animaux. En effet, dès les premiers instants où nous chargeons la pirogue depuis le petit port, on aperçoit plusieurs crocodiles qui plongent dans l’eau ! Au fil de notre balade en bateau, nous aurons l’occasion de voir plusieurs centaines voire milliers de caïmans et d’alligators, sur les bords de la rivière, parfois la gueule ouverte (pour faire baisser leur température corporelle), se jeter à l’eau ou barboter. La principale différence entre les caïmans et les alligators que nous avons retenue, c’est que les alligators sont noirs, et les caïmans sont verts. La nuit, avec une lampe de poche, les yeux des crocodiles s’illuminent sur l’eau, créant un spectacle assez mystique.

Au cours des quelques balades en pirogue, nous admirons aussi plusieurs espèces d’oiseaux, dont des sortes de hérons, de pélicans, de pintades à crête de punk, des aras colorés, des tortues, des singes. Nous étions d’ailleurs réveillés le matin par des singes hurleurs, qui n’aimaient pas trop le bruit de la pompe à eau du campement ! Nous avons aussi aidé un paresseux à traverser la rivière, pour éviter qu’il ne se fasse croquer par les crocodiles qui rodaient dans le coin ! Il est monté à bord de la pirogue sur quelques mètres puis notre guide l’a accompagné jusqu’à ce qu’il remonte dans un arbre. Mais il a dû fournir l’effort du mois et a dû dormir pendant au moins une semaine après ça !

Paresseux au ralenti…

Après avoir marché pendant près de deux heures dans la savane, les bottes dans la gadoue et en plein soleil, notre guide a réussi à débusquer un anaconda (un petit, il faisait à peine 2 mètres de long), qui était en train de digérer (on voyait une boule aux 2/3 de sa longueur). On l’a reposé là où il était pour qu’il continue tranquillement sa vie de serpent, heureusement qu’on n’a pas croisé de cousin à lui par hasard en se baladant ! Nous avons pu nous rafraîchir en nous baignant dans la rivière, en compagnie d’une dizaine de dauphins roses, qui nous frôlaient les pieds et (selon notre guide) nous protégeaient des crocodiles qui nous regardaient pourtant à une dizaine de mètres de là… Quant aux piranhas, apparemment si on n’avait pas de plaie, on n’avait rien à craindre… En tout cas, nous avons encore nos dix doigts et nos dix orteils ! À ce propos, un nouvel atelier pêche aux piranhas a été un peu plus fructueux, nous permettant d’en goûter au dîner… En vérité, il n’y a pas grand chose à manger là-dedans !

En compagnie de dauphins, piranhas et caïmans…

Nous retiendrons de ces quelques jours passés en Amazonie : de nouveaux copains (dont de futurs isérois !), quelques piqures de moustiques, pas mal de chaleur et un peu d’humidité, mais surtout des tas d’animaux dans leur habitat naturel, et ça c’était incroyable !

5 commentaires
  • Colette et Michel
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    Encore de belles images mais qui font parfois frémir. Il valait mieux être accompagné d’un guide dans ce monde hostile. Bravo pour la baignade si près des crocodiles! La présence des dauphins roses n’est pas si rassurante que ça!!!

  • Thibaut & Shirley
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    Magnifique paysage changeant de vos précédentes excursions!
    Prenez soin de vous!

  • Hélène et Bruno
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    Que de crocodiles ! Cette balade sur la rivière n’est pas si tranquille !
    Surprenant, cet arbre qui se déplace ou encore cet arbre majestueux rencontré.
    Voilà encore de belles images !

  • La sister
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    Ah pas facile la pêche ! Si ça peut vous rassurer on n’a pas non plus été très doué en corse pour pêcher. On a toujours mangé végétarien le soir !
    Sinon vos photos sont superbes, mais comme c’est moche un paresseux !

  • Anne-Cécile
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    Brr, Delphine est courageuse, je n’aurais pas sauter dans cette eau avec les crocos. J’ai bien rigolé en voyant le paresseux, qu’il est moche !!

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